Le fumeur de cigarette

 

La cigarette contient des milliers de substances jugées et prouvées dangereuses pour l'organisme. Le monoxyde de carbone et les nitrosamines sont celles qui causeraient la mort chez les fumeurs et les fumeurs passifs. Mais ces substances chimiques n'entrainent aucunement l'accoutumance tabagique. La dépendance au tabac est en réalité due à la nicotine qui excite les récepteurs au niveau du cerveau et stimule ou ralentit l'activité des cellules qui s'habituent alors à un certain mode de vie. En l'absence de la dose indispensable de nicotine l'organisme réagit et se manifeste par le besoin insatiable de fumer, l'irritabilité et dans certains cas la dépression nerveuse lors de la période de sevrage. L'habitude comportementale et gestuelle joue également un rôle essentiel dans la difficulté à arrêter la cigarette. Le fait d'allumer une cigarette, d'aspirer la fumée et d'enfin l'évacuer constitue les gestes qui manquent au fumeur en sevrage et l'incite à reprendre la cigarette faute d'une aide extérieure.

Les débuts de la consommation de tabac

Nombreux sont les facteurs qui poussent les personnes à entamer leur première cigarette et d'entrer dans le cercle infernal du tabagisme. Très jeunes, les fumeurs choisissent la cigarette pour diverses raisons. Au lycée voire même au collège, le besoin de s'affirmer, de palier aux problèmes d'adolescence, d'appartenir à un clan ou tout simplement pour paraître adulte sont autant de motivations pour commencer la cigarette très tôt. Le tabagisme passif est également une des causes majeures de la consommation de tabac très jeune. Des parents fumeurs donnent un exemple quotidien à l'adolescent qui se trouve alors propulsé aux premiers rangs de la scène tabagique. L'adolescent commencer à subtiliser une ou deux tiges par jour avant d'aller acheter son propre paquet. Comme les parents renvoient une image de désinvolture, ils ne sont d'aucune aide pour le sevrage et incitent même leurs enfants à prendre la cigarette sans la moindre appréhension. En résumé, la crise d'adolescence et l'habitude au tabagisme passif poussent les jeunes à fumer très tôt, avant même leur majorité.

Les pilules et les patchs pour lutter contre le tabagisme

Il existe de nombreuses possibilités et de cure qui tentent d'aider les personnes qui ont du mal à arrêter la cigarette. Le sevrage nécessite effectivement une aide extérieur pour remédier au manque, tant physiologique que psychologique, engendre par la nicotine. Les patchs à la nicotine apparaissent comment étant la meilleure alternative au tabac pour ceux qui désirent arrêter la cigarette. Le sevrage se fait progressivement et l'envie de fumer diminue petit à petit sur une période de 3 mois. L'avantage avec les patchs est qu'ils protègent le fumeur d'une éventuelle rechute. Mais le fait de porter un patch à la nicotine est un choix, motivé par une réelle volonté d'arrêter le tabac. Il est même recommandé de consulter un médecin tobacologue pour connaître la dose de nicotine et donc le type de patch à prendre et la durée du traitement. Un suivi psychologique ou un traitement allopathique pourront être envisagés si besoin. La pilule anti-tabac est une autre solution pour lutter contre l'addiction au tabac. Son mécanisme d'action se manifeste sur deux axes. D'une part, la pilule favorise la sécrétion de la dopamine et atténue alors le besoin irrépressible de fumer, tout en inhibant les symptômes de sevrage. Cette pilule bloque la nicotine et l'empêche de se fixer sur les neurorécepteurs.

L'acupuncture

L'acupuncture est une méthode chinoise ancestrale sensée aider les personnes à palier différentes pathologies et soigner les addictions dont celle au tabac. Elle consiste à introduire des aiguilles aussi fine qu'un cheveu à des endroits précis du corps. Pour soigner la dépendance au tabac, l'acupuncture use alors des aiguilles pour freiner les envies du fumeur et l'aider à opter pour une meilleure routine de vie. Toutefois, avant de choisir cette méthode pour arrêter la cigarette et pour que l'acupuncture fonctionne en ce sens, le patient doit être convaincu de l'efficacité de cette méthode anti-tabac. La présence d'un tobacologue est alors souhaitable pour faire le suivi du sevrage nicotinique.